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Blog exclusivement consacré au cinéma israélien! Les nouveaux films, ceux qui sortent en France, en Israël...

The Queen Shoshana: un portrait doux-amer de la chanteuse Shoshana Damar

 

Les “biopic” ont l’avantage et l’inconvénient de nous faire découvrir la vie cachée des stars… Avantage, car nous aimons découvrir la vie intime des artistes qui nous font rêver. Inconvénient, car le rêve prend parfois des allures de cauchemar. Combien de grands artistes ont été heureux en amour, ont pu fonder une famille “normale” et vieillir entourés des leurs? Je ne parle évidemment pas ici de ceux qui sont partis dans la fleur de la jeunesse, comme Mike Brant ou Amy Winehouse, mais des autres, ceux qui ont atteint un âge respectable.

 

 

Shoshana Damari était surnommée “Malkat ha-zemer ha-ivri”, la Reine de la chanson hébraïque. Le film que lui ont consacré Kobi Farag et Morris Ben-Mayor, nous fait découvrir la vie et la carrière de la grande chanteuse, née au Yémen en 1923 et décédée à Tel-Aviv en 2006. Sa vie débute comme un conte de fée : elle commence à chanter à l’âge de 14 ans, se joint à la troupe de théâtre oriental Shulamit et tombe amoureuse du directeur de la troupe, Shlomo Basmi, qu’elle épouse à l’âge de 16 ans!

 

Son succès rapide la conduit à partir aux Etats-Unis pour tenter sa chance. Le film montre comment elle part littéralement à la conquête de la scène américaine, sans parler un mot d’anglais, et réussit à être acceptée et à devenir très vite une chanteuse reconnue. Parmi les scènes les plus étonnantes du film, celle où Harry Belafonte interprète une chanson de Damari en hébreu, où celle où l’on voit Nina Simone interpréter “Eretz Zavat Halav”

Shoshana Damari en 1973



 

Mais la rançon du succès est lourde: Shoshana a laissé derrière elle son mari et leur fille, Nava, qui se languit de sa mère, à qui elle envoie des lettres pleines d’amour et de nostalgie. La suite est prévisible : le couple Damari-Basmi part à vau l’eau, tandis que Nava grandit loin de sa mère, qu’elle finit par rejoindre à New York à l’adolescence. Mais les blessures du passé restent présentes, et la chanteuse finira sa vie loin de sa fille.

 

Seule note d’espoir dans sa vie solitaire : la présence de plusieurs jeunes musiciens talentueux et généreux, qui lui feront produire de nouvelles chansons avec eux, comme Idan Raichel et surtout Matti Caspi, co-auteur de l’album magnifique intitulé “Or”, la lumière. Ce dernier, lui-même artiste exigeant et talentueux, aura été un véritable rayon de lumière dans la vie de la grande chanteuse. Un film émouvant.

Pierre Lurçat

 

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